Sur les ailes des alizés : pourquoi le mois de mai marque le début de la saison la plus spectaculaire pour les oiseaux marins sur l'île de Cousine
En mai, un changement s'opère sur l'île de Cousine. La mousson du nord-ouest cède la place aux alizés du sud-est, l'air s'assèche et le ciel commence à se remplir. Dès la deuxième semaine du mois, des centaines d'oiseaux marins font leur apparition au-dessus des crêtes granitiques et de la canopée de pisonias, s'installant pour une saison de reproduction qui transforme cette petite île privée en l'un des sanctuaires d'oiseaux marins les plus actifs de l'océan Indien.
Pour les voyageurs qui choisissent le bon moment pour venir, le mois de mai offre quelque chose que le reste de l'année ne peut égaler : la chance de se tenir tranquillement sous un ciel plein de vie, d'entendre les colonies avant même de les apercevoir, et d'être témoin de la protection de la nature sous sa forme la plus visible et la plus audible.
Les protagonistes : quatre espèces qui définissent le mois de mai
Quatre espèces sont à l'origine du spectacle qui se déroule à Cousine de mai à juin. Deux d'entre elles sont présentes depuis le début de l'année. Les deux autres arrivent exactement au moment où soufflent les alizés.
L'arrivée de la sterne fuligineuse en si grand nombre surprend véritablement ceux qui la voient pour la première fois. Avec leur calotte noire, leur ventre blanc et leur chant particulièrement bruyant, ces oiseaux se rassemblent en colonies de reproduction très denses sur quelques îles de l'océan Indien. Cousine est l'une d'entre elles. Leur arrivée marque le début officiel de la saison de reproduction.
Le noddi mineur vient s’ajouter à cette liste, plus discret mais tout aussi important. Avec son plumage brun et sa calotte claire, le noddi niche dans les arbres plutôt qu’en pleine nature, et fait partie des espèces que le programme de conservation de l’île s’efforce depuis des décennies de protéger contre les prédateurs envahissants.
La sterne fée est présente toute l'année, mais c'est en mai et en juin qu'on la voit le plus souvent. Blanche et presque translucide sur fond de canopée sombre, la sterne fée pond un seul œuf directement sur une branche nue, sans construire de nid. C'est l'un des oiseaux les plus photographiés des Seychelles, et la densité de la forêt de pisonias sur l'île de Cousine permet de l'observer de très près.
L'oiseau des tropiques à queue blanche poursuit ses parades nuptiales aériennes jusqu'à la fin de la saison de reproduction, en mai. Les longues plumes caudales qui lui ont valu son nom sont particulièrement visibles en vol, et le spectacle d'un couple tournoyant l'un autour de l'autre dans le ciel reste l'un des plus impressionnants de l'île.
Pourquoi précisément Cousine ?
Les Seychelles comptent de nombreuses îles. Peu d’entre elles se prêtent aussi bien à la reproduction des oiseaux marins que Cousine, et cela tient à un effort de restauration mûrement réfléchi qui s’étend sur plusieurs décennies. Cette île fait partie des rares îles du pays à être totalement exemptes de mammifères envahissants. On n’y trouve ni rats, ni chats, ni souris. Les œufs pondus au sol ou sur les branches basses ne courent aucun risque face à des prédateurs introduits, et des espèces qui ne survivraient pas ailleurs s’y développent en grand nombre.
Cela n'est pas le fruit du hasard. Comme le raconte l'histoire de l'île de Cousine, celle-ci a été acquise en 1992 et fait l'objet depuis plus de trente ans d'un travail patient de restauration écologique. Les plantations de cocotiers ont été réduites. Des arbres indigènes ont été replantés à la main. C'est grâce au travail continu de l'équipe de conservation que les colonies d'oiseaux marins prospèrent encore aujourd'hui, et visiter l'île contribue directement à cet effort.
Remarque sur le paysage sonore
Quiconque a déjà passé du temps sur une île abritant des oiseaux marins sait que cette expérience est au moins autant auditive que visuelle. Dès la première semaine de mai, les colonies de Cousine produisent un bruit de fond constant et stratifié qui s'intensifie tout au long du cycle de reproduction. Les cris stridents, presque industriels, des sternes fuligineuses sont reconnaissables entre tous. Ceux des noddies sont plus doux, presque conversationnels. Les oiseaux tropicaux ajoutent leurs propres cliquetis lorsqu'ils volent.
Il existe certes des enregistrements, mais sur l'île, l'expérience est tout autre. Le son a une direction. Un visiteur peut rester immobile et sentir une colonie se déplacer au-dessus de sa tête avant même de se retourner pour la voir. C'est cette facette de la visite de mai qu'aucune photo ne parvient à saisir.
Une date à retenir : le 22 mai
Le 22 mai est la Journée internationale de la diversité biologique, et peu de destinations dans le monde illustrent mieux cette désignation que Cousine. Cette journée annuelle organisée par les Nations Unies invite le monde entier à réfléchir à ce que signifie concrètement la biodiversité. À Cousine, fin mai, cela se traduit par un ciel peuplé de quatre espèces nicheuses, un sous-bois préservé grâce à un sol réhabilité depuis trois décennies, et une promenade guidée au cours de laquelle un agent de conservation peut nommer chaque plante et chaque oiseau à portée de vue.
Comment les clients le perçoivent
L'observation des oiseaux marins à Cousine n'est pas une activité passive réservée aux ornithologues chevronnés. Les visiteurs sont invités à découvrir la saison de reproduction à travers une série d'expériences soigneusement conçues et perfectionnées au fil des ans.
Chaque séjour comprend des randonnées guidées dans la nature en compagnie de l'équipe de conservation de l'île. Ces randonnées empruntent des sentiers balisés à travers la forêt de l'île, passant près des sites de nidification et permettant d'observer de près, dans le respect des animaux, les colonies de reproduction. L'équipe bénéficie de plusieurs décennies d'expérience sur le terrain, ce qui fait toute la différence dans la qualité de l'interprétation.
Les clients qui préfèrent un rythme plus tranquille peuvent également s'adonner à l'observation des oiseaux en toute autonomie. La petite taille de l'île permet d'accéder aux colonies à pied depuis chaque villa. Le petit matin et la fin d'après-midi restent les moments les plus propices, lorsque la lumière est idéale et que l'activité des oiseaux bat son plein.
Pour ceux qui s'intéressent aux aspects scientifiques de ce spectacle, il est possible d'organiser à l'avance, avec l'équipe, une visite du laboratoire de recherche écologique de l'île et de découvrir de plus près le programme de plantation d'arbres indigènes.
Les oiseaux marins nicheurs constituent l'attraction phare du mois de mai, mais ils ne sont pas les seules espèces sauvages que l'on peut observer. L'île abrite également des populations de pies-grièches des Seychelles, de fauvettes des Seychelles, de pigeons bleus des Seychelles et de tortues géantes d'Aldabra. La pie-grièche et la fauvette ont toutes deux été sauvées de l'extinction, en partie grâce à des programmes de réintroduction soutenus par Cousine, et les visiteurs les aperçoivent généralement dès le premier jour. Les tortues sont partout, et se déplacent sans aucune hâte.
Le merle des Seychelles et la tortue géante d'Aldabra sur l'île de Cousine
Le séjour idéal pour la saison idéale
Le mois de mai récompense ceux qui prennent le temps de s'y attarder. Le comportement des oiseaux marins se dévoile par étapes. L'arrivée. L'installation. La parade nuptiale. La nidification. Les vols de recherche de nourriture. Le retour au crépuscule. Un court séjour permet d'en saisir un instantané. Un séjour plus long permet d'en saisir le rythme.
Le forfait « Replenish » est spécialement conçu pour vous offrir une immersion totale. Séjournez dix nuits dans une villa de luxe et ne payez que neuf nuits en réservant directement. Le forfait comprend tous les repas, une sélection de boissons maison, un soin spa gratuit par personne au Lakaz Lo Lans, une corbeille de fruits tropicaux et une bouteille de champagne à votre arrivée, ainsi qu’un accès illimité aux activités et expériences gratuites proposées sur l’île.
Au cours de ces dix nuits, le visiteur pourra observer les départs matinaux des colonies nicheuses, les retours tranquilles à l'heure dorée, les parades nuptiales qui se déroulent dans la canopée, ainsi que les détails écologiques plus discrets qui échappent à toute observation plus brève.
Note pratique sur les transferts
Une petite précision utile à connaître : les transferts en mer entre Mahé et Cousine ne sont pas recommandés entre mai et octobre, car les alizés agitent la mer. La plupart des clients qui arrivent en mai viennent en hélicoptère depuis Mahé ou Praslin; le trajet dure environ dix-sept minutes depuis Mahé et cinq minutes depuis Praslin. L'équipe de Cousine se charge directement de l'ensemble des formalités d'arrivée.
En guise de conclusion
On évoque souvent les Seychelles pour leurs plages et leurs sites de plongée. Ces deux atouts sont tout à fait mérités. Mais en mai, sur l’île de Cousine, l’expérience qui vaut le détour est celle qui se déroule au-dessus de nos têtes. Cette île privée, qui œuvre depuis plus de trente ans pour rendre cela possible, est l’endroit idéal pour en être témoin.
Organisez votre séjour du mois de mai avec l'équipe de Cousine Island.
