Le pèlerinage d'un ornithologue amateur : au cœur de la haute saison des oiseaux marins sur l'île de Cousine
Il y a un moment, généralement dans l'heure qui suit le lever du soleil, où un visiteur qui se promène sur la plage de l'île de Cousine s'arrête net et lève simplement les yeux.
Le ciel au-dessus de l'île est rempli d'oiseaux. Des centaines de noddies vont et viennent entre les colonies et la mer, les sternes fées se découpent en blanc sur la canopée, et quelque part au-dessus de nos têtes, un oiseau des tropiques à queue blanche laisse traîner ses longues plumes dans les alizés. Juillet est le mois où tout cela bat son plein. Si vous avez toujours rêvé de vous plonger au cœur d'une saison des oiseaux marins plutôt que de l'observer de loin, c'est le mois idéal, et c'est l'île qu'il vous faut.
Pourquoi juillet marque le point culminant de l'année pour les oiseaux marins
La saison des oiseaux marins à Cousine s'intensifie comme un lent crescendo. Les sternes fées et les oiseaux tropicaux à queue blanche se reproduisent presque toute l'année, et lorsque les alizés du sud-est arrivent en mai, les noddis mineurs et les noddis bruns les accompagnent en nombre impressionnant pour s'approprier leurs sites de nidification. En juillet, toutes les colonies sont au complet. Le calendrier écologique désigne ce mois comme le plus gratifiant de l'année pour l'observation des oiseaux, et la météo le confirme : juillet est le mois le plus sec de l'île, avec un ciel dégagé, un air plus frais et un alizé régulier que les oiseaux empruntent comme une autoroute.
Cette combinaison est tout aussi importante pour le visiteur que pour les oiseaux. Des sentiers secs, une lumière douce et des températures agréables pour la marche font de juillet le mois le plus propice de l'année pour passer de longues heures en plein air, sans se presser, ce qui est exactement ce qu'exige un véritable séjour d'observation des oiseaux.
Guide pratique de la saison
La Corse abrite des populations nicheuses que de nombreux ornithologues amateurs viennent observer de tous les coins du monde dans l'espoir de les apercevoir ne serait-ce qu'une fois. Ce sont ces espèces qui font tout l'intérêt d'une visite en juillet.
Le noddi mineur.
La vedette du mois, et la voix du mois. Les noddis mineurs sont gris, avec une calotte argentée pâle, et nichent en colonies denses, chaotiques et merveilleusement bruyantes. Leurs cris sont ce que les visiteurs entendent le plus souvent en juillet : la véritable bande-son de la saison à Cousine. Prenez le temps d’observer simplement une colonie en pleine activité : ce va-et-vient incessant entre le nid et l’océan est l’un des grands rythmes de la nature.
Le noddi mineur sur l'île de Cousine, aux Seychelles
Le noddi brun.
Le plus calme des deux. Les noddis bruns sont, comme leur nom l'indique, bruns, et nettement plus posés que leurs cousins gris, au comportement plus agité. Ils nichent dans les arbres et les arbustes qui entourent l'île, souvent à hauteur des yeux, ce qui en fait l'un des oiseaux marins les plus faciles à photographier qui soient.
La sterne féerique.
L'oiseau emblématique de l'île, d'un blanc pur et presque translucide se détachant sur la canopée. Les sternes fées sont réputées pour ne pas construire de nid : elles pondent un seul œuf directement sur une branche nue.
C'est une stratégie si précaire que l'équipe de protection de la nature de Cousine apporte discrètement son aide, en fixant de petits morceaux de coque de noix de coco aux branches afin de mettre les œufs et les oisillons à l'abri. Observer un parent de sterne fée revenir sur ce perchoir impossible est un moment que les visiteurs ont tendance à décrire à voix basse.
Un couple de sternes féériques sur l'île de Cousine
L'oiseau des tropiques à queue blanche.
L'acrobate des airs. Avec ses longues traînées blanches et son vol léger et dansant, l'oiseau des tropiques transforme la parade nuptiale en véritable spectacle. Par un après-midi venteux de juillet, on peut observer des couples tournoyer l'un autour de l'autre haut dans le ciel au-dessus de l'île, dans des parades qui durent plusieurs minutes.
Les seconds rôles méritent qu'on s'y attarde.
Entre deux colonies d'oiseaux marins, les randonneurs croisent régulièrement le merle-pie des Seychelles, l'un des oiseaux les plus rares au monde, ainsi que la fauvette des Seychelles, le fody des Seychelles et le pigeon bleu des Seychelles. Rares sont les endroits où l'on peut observer autant d'espèces endémiques rares au cours d'une simple promenade matinale.
Un merle pie des Seychelles perché sur une tortue géante d'Aldabra, île de Cousine, Seychelles
Le rythme d'une journée d'observation des oiseaux
Les colonies suivent un rythme bien précis, et l’apprendre représente la moitié du plaisir d’un séjour. L’aube marque le grand départ : des milliers d’oiseaux s’envolent vers l’océan par vagues successives, et le ciel au-dessus de l’île ondule comme sous l’effet des intempéries. Le milieu de la journée appartient aux couveuses : les adultes sont perchés sur leurs œufs et leurs oisillons, les colonies bourdonnent d’un murmure plus grave, la lumière est crue mais l’observation intime.
Vient ensuite le retour en fin d'après-midi, l'heure la plus photogénique de toutes, lorsque les oiseaux reviennent en masse de la mer chargés de nourriture, que les couples se saluent par ces gestes où ils se touchent le bec, qui confèrent aux colonies d'oiseaux marins toute leur tendresse, et que la lumière dorée fait le reste.
Organisez vos journées en fonction de ce rythme et l'île vous en récompensera. Partez en balade tôt le matin, reposez-vous ou nagez jusqu'à midi, puis rejoignez les colonies vers 16 heures. Les photographes noteront que l'air sec du mois de juillet offre une clarté exceptionnelle en début et en fin de journée, et qu'une demi-heure passée patiemment près d'un seul nid de noddy permet généralement d'obtenir de meilleures photos que deux heures d'errance.
Voici Jessie, membre de l'équipe de protection de l'île de Cousine
Un sanctuaire né d'un travail de plusieurs décennies
Cette abondance n'est pas le fruit du hasard. L'île de Cousine est l'une des très rares îles des Seychelles à être totalement exempte de mammifères envahissants : pas de rats, pas de chats, rien qui puisse piller un nid.
Les organisations internationales de protection des oiseaux marins, telles que BirdLife International, considèrent précisément cette absence de prédateurs comme le facteur le plus déterminant pour la survie des oiseaux marins ; sur l’île de Cousine, celle-ci est préservée grâce à plus de trois décennies d’efforts de conservation soutenus.
L'équipe de conservation de l'île surveille les oiseaux marins nicheurs chaque semaine pendant la saison de reproduction et procède deux fois par an à un recensement complet sur un réseau de parcelles d'étude afin d'évaluer l'état de santé de la population. Ces données alimentent des recherches scientifiques menées depuis longtemps sur l’île, et les activités quotidiennes de l’équipe, de l’inspection des nids à la restauration des habitats, constituent une histoire à part entière, racontée dans notre précédent article consacré à une année dans la vie de l’équipe de conservation. Lorsque vous observez une colonie sur Cousine, vous découvrez un écosystème géré, contrôlé et farouchement protégé en pleine action.
Comment les clients vivent cette saison
Le cœur de l’expérience d’observation des oiseaux ici réside dans la promenade guidée dans la nature. Ces promenades sont menées par l’équipe de conservation elle-même, ces mêmes personnes qui baguent les oiseaux, comptent les nids et reconnaissent chaque merle-pie grâce à ses bagues de couleur. Cet accès change tout. Les questions trouvent des réponses issues d’une connaissance de première main, et les visiteurs sont guidés vers les bonnes colonies, à la bonne distance : suffisamment près pour profiter d’une vue extraordinaire, mais avec suffisamment de respect pour que les oiseaux puissent vaquer à leurs occupations sans être dérangés.
Quelques conseils pratiques pour la saison.
C'est tôt le matin et en fin d'après-midi que l'activité est la plus intense et que la lumière est la plus propice à la photographie ; organisez donc vos journées en fonction de ces créneaux horaires et réservez les heures du milieu de la journée pour la plage ou la piscine. Apportez vos jumelles si vous en avez une paire préférée, un appareil photo équipé de votre objectif le plus long, des vêtements de couleur neutre et des chaussures de marche confortables ; tout le reste, y compris l'expertise, est fourni.
Et une petite remarque concernant les conditions de voyage en cette saison : les alizés soufflant à pleine puissance, la mer est agitée en juillet ; il est donc recommandé de se rendre sur l'île en hélicoptère. Le vol depuis Mahé dure dix-sept minutes, et notre guide de voyage vous présente en détail toutes les options possibles.
Rester assez longtemps pour bien le voir
La saison des oiseaux marins ne se dévoile pas en un jour. Les colonies ont leurs humeurs : décollages en masse à l'aube, après-midis calmes consacrés à la couvaison, retours en soirée qui remplissent à nouveau le ciel. Les visiteurs qui repartent avec le souvenir le plus marquant de Cousine sont ceux qui ont laissé à l'île suffisamment de matins pour leur montrer tout ce qu'elle a à offrir.
C’est précisément à cela que sert la formule « Renew ». Séjournez dix nuits dans la Villa présidentielle et n’en payez que neuf, avec tous les repas, une sélection de boissons maison, un massage par personne et un accès illimité à toutes les activités proposées sur l’île. La Villa présidentielle est parfaitement adaptée aux séjours d’observation des oiseaux, avec ses deux suites parentales, son bureau et ses espaces dédiés à la famille ou aux amis partageant cette passion. Et c’est souvent lors de cette dixième nuit que l’île vous offre l’observation que vous êtes venu chercher.
Vous pouvez consulter tous les détails sur notre page dédiée aux forfaits et aux offres spéciales, ou contacter directement nos conseillers en voyages pour commencer à organiser votre séjour.
Le mois de juillet appartient aux oiseaux. Il est encore temps, cette saison, de venir s'arrêter sous leur vol.
